Soirée sold-out, explosive et internationale à l’Antonnoir dans le cadre du festival GénériQ, où les guitares ont particulièrement été malmenées, mâchouillées ou prêtées au public. Retour sur cette affiche bien rock et riche en décibels.
Le deuxième groupe est un des plus attendus des Bisontins. Le groupe Bandit Bandit est introduit par la chanson si délicate de Françoise Hardy, Mon amie la rose, comme prélude à une soirée musicale intime. Elle le sera, avec un son rock plein d’épines, direct et sensuel, entre The Kills et BRMC en version romantico-dark. Chantant en anglais ou en français, les musiciens délivrent une musique d’une grande force et aux paroles personnelles, Maux et Nyctalope s’avérant très efficaces sur scène. La formidable complicité entre les musiciens et le charisme de la jeune chanteuse, font de la prestation une réussite, en dépit de la panne de courant forçant le groupe a improvisé – dans la bonne humeur – avec uniquement batterie et tambourin. Nulle doute que ces jeunes français si prometteurs vont continuer à faire parler d’eux dans les mois et les semaines à venir.
C’est à Squid que revient le droit de clôturer cette soirée. Véritable sensation du rock anglais, les jeunes musiciens s’installent, avec le batteur-chanteur aux avants postes. Entre cold wave et post punk, avec parfois quelques sonorités jazzy, le groupe offre une belle complicité entre chaque musicien, les rires appuyés antre deux gorgées de bière l’attestant aux yeux de tous. L’apport des cuivres et le son des guitares rappelle clairement The Rapture, en plus groovy toutefois, preuve que ce jeune groupe aime bouger les lignes. Si des morceaux demeurent d’accès plus complexe, à l’image de The Cleaner, le groupe donne parfois l’impression de se chercher encore quelque peu, mais il est évident que le potentiel de cette joyeuse bande est réellement impressionnant.
Prestations abouties et public conquis, le festival GéNériQ démontre sa capacité à arpenter des territoires musicaux méconnus, parfois exotiques mais toujours prometteurs. Entre Brighton et Kyoto, cuivres et guitares, cette belle soirée bisontine en offre le meilleur exemple. « Arigato » à tous les organisateurs, techniciens et salariés de ce beau rendez vous musical et hivernal.
Julien Lagalice
(crédits photos : Julien Lagalice et compte Twitter de Otoboke Beaver)